Confiance et données
REMI se place à côté d'une relation clinique — les recommandations d'un praticien, et le quotidien d'une personne. Cela ne fonctionne que si la question des données trouve sa réponse avant le premier patient accompagné, pas après.
Voici la version honnête : ce qui est décidé, ce qui relève de l'intention, et ce qui n'est pas encore choisi. Chaque engagement ici est un engagement que vous pouvez nous opposer pendant la discussion pilote, et aucun n'est une certification que nous n'avons pas.
Le RGPD dès la conception
Une protection intégrée pendant que le schéma se dessine encore n'est pas le même produit qu'une protection ajoutée après le lancement. REMI est construit par une entreprise belge : le RGPD est le plancher, pas l'ambition.
Base légale, limitation des finalités et droits de la personne sur ses données sont des données d'entrée de chaque fonctionnalité — pas une checklist parcourue une fois, juste avant le lancement.
Uniquement ce dont l'accompagnement a réellement besoin. Un champ intéressant à avoir mais inutile pour aider quelqu'un n'est pas collecté.
Un praticien voit les personnes qu'il accompagne, et personne d'autre. L'accès est limité à la relation qui le justifie, et prend fin avec elle.
Les données personnelles ne sont ni vendues, ni échangées, ni utilisées pour entraîner des modèles au service de quelqu'un d'autre que la personne concernée. C'est une décision produit, pas un réglage.
Ce qui est stocké, pourquoi, combien de temps et qui le traite — consigné au fur et à mesure. Les sous-traitants sont nommés : un prestataire que nous ne pouvons pas décrire est un prestataire que nous n'utilisons pas.
REMI n'est pas le dossier médical. Diagnostics, prescriptions et antécédents restent dans les outils du praticien ; REMI part des recommandations qui en sortent.
Hébergement des données
Aucun hébergeur n'est encore retenu. C'est délibéré — et c'est précisément ce qui permet à la localisation de rester un critère de choix plutôt qu'un projet de migration.
Le modèle de sécurité
La réponse habituelle à la question de la sécurité d'une IA de santé est une liste de filtres plus longue. La nôtre est structurelle : REMI n'a aucune opinion clinique propre, et tout ce qu'il dit doit tenir dans un cadre posé par le praticien.
Ce qui peut être suggéré, ce qui doit être évité, et pour qui. Le cadre sort de la consultation, appartient au praticien, et peut être resserré à tout moment.
Repas, petits pas et encouragements sont générés à l'intérieur du cadre. En dehors, REMI n'improvise pas : il dit qu'il ne peut pas, et renvoie vers le praticien.
Un symptôme, une question sur un traitement, quelque chose qui a changé — REMI le transmet au praticien au lieu d'y répondre. Et ce que REMI a suggéré reste visible pour le praticien, qui peut le corriger plutôt que le découvrir.
Les limites
Des limites produit, pas des réserves enfouies dans des conditions générales. Si une fonctionnalité devait brouiller une de ces lignes, elle ne serait pas construite — et le même engagement figure au bas de chaque page de ce site.
Ne diagnostique jamais. REMI ne se forme aucune opinion clinique et n'en propose aucune.
Ne traite ni ne prescrit jamais. Aucun dosage, aucun complément de sa propre initiative, aucune modification de ce qu'un praticien ou un médecin a fixé.
Ne remplace jamais un suivi professionnel. C'est un compagnon bien-être entre deux consultations, conçu pour renvoyer vers le praticien plutôt que pour retenir les gens dans une application.
N'invente jamais son propre programme. Sans les recommandations d'un praticien derrière lui, il n'y a pas de plan à accompagner.
Ne transforme jamais les données d'une personne en produit pour quelqu'un d'autre. Ni vendues, ni échangées, ni transformées en jeu d'entraînement.
Les questions bienvenues
Ce sont celles que posent les praticiens, les cliniques et les juristes, et aucune n'est malvenue. Quand la réponse n'est pas encore arrêtée, vous obtenez « pas décidé » et la raison — pas une phrase rassurante.
Où vivront exactement les données de nos patients, et sous le contrôle de qui ?
Qu'est-ce qui est envoyé à un modèle d'IA, chez quel fournisseur, et qu'est-ce qui en est délibérément exclu ?
REMI est-il un dispositif médical — et qu'est-ce qui l'y ferait basculer ?
Pouvons-nous signer un accord de sous-traitance avant le début d'un pilote ?
Qui est responsable de quoi, entre la clinique, le praticien et REMI ?
Que deviennent nos données si nous arrêtons — ou si REMI s'arrête ?
La question des données se règle plus facilement avant un pilote que pendant. Venez avec votre DPO, votre conseil juridique, ou votre propre liste.